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Point de départ

Mes grands-parents sont venus en France pendant la guerre d’Algérie. Leur traversée du Port de Bône aura duré 25 heures avant d’atteindre Marseille.
Pour seul souvenir rapporté, un petit tabouret, fait de bois et de paille, ainsi qu’un peu de vaisselle.

Au moment où je vous parle, et depuis 60 ans, le tabouret occupe une place de choix dans le salon de leur appartement à Créteil, où j'ai grandi.

Nos souvenirs restent vivants grâce à la transmission de tels objets. Parfois désuets, souvent symboles indissociables d’histoires de vie. Les aînés transmettent, les cycles de vie se suivent et chacun de ces différents objets, quelque soit leurs histoires, nous inscrivent dans le temps et nous font revivre une époque que nous n’avons jamais connu.

Arlette

Réfugié.e.s ou demandeurs d’asile. Fuyant leurs pays en guerre, à la conquête d’une nouvelle vie ou d’un amour perdu, ces modèles m'ont livrée histoires et souvenirs vivaces.

Parmi eux, ce seul et unique objet qu’ils ont emporté dans leur voyage, qui est au centre de leurs différents portraits.

Entre devoir de mémoire et histoires personnelles, je vous invite à regarder le monde à travers les yeux des autres et à nous souvenir.

Ahmed

2020, 80x61cm
Acrylique et digigraphie sur toile de coton

Caisse américaine en bois teinté noir 84x63cm

Angélique

2020, 80x61cm
Acrylique et digigraphie sur toile de coton

Caisse américaine en bois teinté noir 84x63cm

Yael

2020, 80x61cm
Acrylique et digigraphie sur toile de coton

Caisse américaine en bois teinté noir 84x63cm

À travers leurs témoignages, je veux remettre en question nos souvenirs collectifs et individuels, et au-delà, interroger tous ces souvenirs et ces chemins de vie qui sont nos arbres généalogiques universels.

Johanna Tordjman

C'est aussi en faisant ce film Samba que je me suis rendu compte à quel point notre passeport est important, et qu'on a une chance de l'avoir, au delà de ce que cela symbolise par rapport à la citoyenneté, à mon pays etc., de pouvoir passer les ports, en détente, c'est incroyable.

Omar Sy

Yigit

2020, 80x61cm
Acrylique et digigraphie sur toile de coton

Caisse américaine en bois teinté noir 84x63cm

M'Mah

2020, 80x61cm
Acrylique et digigraphie sur toile de coton

Caisse américaine en bois teinté noir 84x63cm

Enrique

2020, 80x61cm
Acrylique et digigraphie sur toile de coton

Caisse américaine en bois teinté noir 84x63cm

Omar

2020, 80x61cm
Acrylique et digigraphie sur toile de coton

Caisse américaine en bois teinté noir 84x63cm

Fadwah

2020, 80x61cm
Acrylique et digigraphie sur toile de coton

Caisse américaine en bois teinté noir 84x63cm

Samar

2020, 80x61cm
Acrylique et digigraphie sur toile de coton

Caisse américaine en bois teinté noir 84x63cm

Chaimo

2020, 80x61cm
Acrylique et digigraphie sur toile de coton

Caisse américaine en bois teinté noir 84x63cm

Mamady

2020, 80x61cm
Acrylique et digigraphie sur toile de coton

Caisse américaine en bois teinté noir 84x63cm

Je n'ai pas entendu la voix de ma mère, ni de mon père pendant 6 ans, car on avait peur d'être sur écoute.

Angélique Kidjo

Depuis le camps de réfugié de Miami, nous avons été emmené dans le nord du New Jersey dans l'orphelinat Saint Maryse avec des nonnes, c'était la pire expérience de ma vie.

Enrique Mastrapa

Cela devait être en février, il faisait très froid, je venais d'arriver à Barcelone, et lorsqu'un passant m'a vu avec mon maillot du Barça, il m'a acheté des chaussures.

Mamady Traore

À propos de Johanna Tordjman

Née en 1990, avant Google, Johanna Tordjman grandit en banlieue parisienne, dans un quartier où devenir artiste est impensable même quand on aime rien tant que dessiner.
Petite, elle se rêve dessinatrice d’animation, fascinée par ce qu’elle découvre dans les studios de Disney ou Dreamworks grâce à son oncle d’Amérique qui lui en ouvre les portes. Elle opte finalement pour des études de communication visuelle qui la conduisent à devenir graphiste puis directrice artistique.

Entre temps, Google est né et Internet a introduit sur la planète une révolution qui la passionne.
Elle commence à peindre à 25 ans, y trouvant son mode d’expression sur le monde dont les fractures l’inquiètent.

Tout s’enchaîne alors à vitesse digitale : elle présente ses premières œuvres à Paris début 2016, est immédiatement repérée sur Instagram par la galerie 38 de Los Angeles qui l’invite pour un solo show, puis c’est à Miami pendant Art Basel suivi par Hong Kong et Bâle en 2017, une série de solo shows en France en 2018 qui se clôt dans les 750 m2 de la Halle des Blancs Manteaux que lui confie la Mairie de Paris.

2019 est l’année Pastèques & Paraboles : acte 1 Internet Explorer en avril orchestré au showroom de Converse à Paris,acte 2 Welcome to the Republic of Tordjmanistan à la Halle des Blancs Manteaux en octobre pendant la FIAC, puis à Miami pour Art Basel en décembre.